SYMPHONIQUE IMEP
La Symphonie n°4 de Tchaïkovski naît en 1877 dans une période de fracture : mariage raté, sentiment d'une destinée implacable. Le cor initial sonne comme un arrêt du destin, et les quatre mouvements qui suivent négocient avec cette fatalité, entre résignation et sursauts d'énergie vitale.
En miroir, les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss, composés en 1948 à 84 ans, au soir d'une vie traversée par deux guerres et l'effondrement d'un monde, offrent une sérénité presque inhumaine. Automne, crépuscule, sommeil : les textes de Hesse et d'Eichendorff y trouvent une musique d'une plénitude lumineuse, portée ce soir par la voix d'Élise Gäbele et l'Orchestre Symphonique de l'IMEP.
Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840–1893)
Symphonie n°4 en fa mineur, op. 36 (1877–1878)
Richard Strauss (1864–1949)
Quatre derniers Lieder (1948)