BEETHOVEN | CÉDRIC TIBERGHIEN
Les traditions sont des boussoles que les grands compositeurs savent dérégler. C'est ce que semblent nous dire les œuvres réunies ce soir : chacune à sa manière reçoit l'héritage, le retourne, le fait respirer autrement. Beethoven, en ouvrant son Quatrième Concerto pour piano par un chuchotement de piano seul, renverse d'emblée toute convention. Schumann, nourri des paysages rhénans, prend la forme symphonique classique et l'habite de l'intérieur, avec une chaleur et une ampleur qui lui appartiennent en propre. Entre les deux, une création : le présent qui s'inscrit dans la lignée.
VALENTIN ANCIAUX (1993-)
Création SOV Composers' Academy
LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)
Concerto pour piano n° 4
ROBERT SCHUMANN (1810–1856)
Symphonie n° 3 « Rhénane »